Le site de Deir el-Bahari

  

Situé sur la rive occidentale de l’antique Thèbes, Deir el-Bahari, traduit par "couvent du Nord", doit son nom au monastère copte, lui-même édifié sur les ruines antiques, au VIe siècle de notre ère. De cette construction, plus rien ne subsiste aujourd’hui.

Dans ce site grandiose, consacré depuis la plus haute antiquité au culte de la déesse Hathor, trois souverains y firent construire leur temple funéraire : Montouhotep II (XIe dynastie), la reine Hatchepsout et son successeur Thoutmosis III (XVIIIe dynastie).




 Montouhotep II

Montouhotep II fit creuser son tombeau dans la falaise et construisit à l’entrée de celui-ci, un complexe funéraire, agrémenté d’un parc planté d’arbres. Il était composé d’un grand temple carré aux nombreux portiques, bâti sur une vaste esplanade entourée d’un mur d’enceinte et d’une allée processionnelle menant au temple bas, à la limite des terres cultivables. Celui-ci était surmonté d’un imposant édifice quadrangulaire rappelant les mastabas de l’Ancien Empire. D’autres hypothèses admettent que cet édifice était de forme pyramidale. Quoiqu’il en soit, cet élément symbolisait le tertre primordial surgi du Noun.



 Hatchepsout

Cinq siècles plus tard, la reine Hatchepsout choisit également le site de Deir el-Bahari pour y construire son temple funéraire. Conçu par l’architecte Senenmout, cet édifice s’inspire du plan du temple de Montouhotep II, mais s’en distingue par l’édification de trois terrasses qui communiquent par des rampes. Sur les murs des portiques supportant les terrasses, différentes scènes y étaient gravées : l’acheminement et l’érection de deux obélisques en granit d’Assouan au temple de Karnak ; une expédition menée par la reine Hatchepsout au pays de Pount, d’où furent ramenés des arbres rares, différents animaux ainsi que des produits précieux pour les Égyptiens de l’époque. D’autres reliefs encore, racontent la conception divine de la reine par le dieu Amon (scène de [théogamie] destinée à légitimer le pouvoir de la reine Hatchepsout). Deux chapelles complètent l’édifice, une consacrée à la déesse Hathor (maîtresse originelle des lieux) et l’autre consacrée au dieu Anubis (dieu du passage dans l’au-delà). Enfin, un grand autel dédié au dieu Rê-Horakhty était aménagé à ciel ouvert sur la troisième terrasse, qui comprenait aussi les chapelles pour le culte funéraire de la reine et de son père, Thoutmosis Ier. Le sanctuaire, creusé dans la montagne, était destiné à accueillir la barque sacrée d’Amon.





 Thoutmosis III

Thoutmosis III, qui succéda à la reine Hatchepsout, fit élever un temple dédié à Amon entre l’ancien complexe de Montouhotep et celui de la reine. Ce temple reposoir était destiné à recevoir la barque sacrée du dieu, lors de la Belle fête d’Opet. Un éboulement endommagea gravement cet édifice qui fut abandonné à la XXe dynastie et transformé en carrière de pierres.



 La cachette...

Le site de Deir el-Bahari n’avait pourtant pas encore livré tous ses secrets ! En effet, en 1881, on y fit une découverte importante : une cachette aménagée dans la falaise dissimulait les momies des plus célèbres pharaons, reines et hauts fonctionnaires de la XVIIIe et XIXe dynastie. Elles furent sauvées par les prêtres après le pillage des tombes dans la Vallée des Rois.






Fermer

Si cette page apparaît en plein écran
retrouvez la page d'accueil de Photos d'Egypte en cliquant ici