Sa montée sur le trône ne posa pas de problème étant donné qu'il était le seul héritier en titre à la mort de son père. Très tôt il dut faire face à une révolte en Nubie, matée rapidement,
et en l'an 5 de son règne, il put arrêter la marche des envahisseurs libyens à la frontière orientale du Delta. Dans le Proche-Orient, il affronta la rébellion de plusieurs agglomérations cananéennes.
La stèle d'Israël
Ainsi, sur la stèle rappelant ses victoires, figure pour la première fois le nom d'Israël, parmi les nombreuses petites tribus sémitiques qu'il eut à réprimer (« Stèle d'Israël au musée égyptien du Caire »).
Cette stèle en granit de plus de 3 mètres de haut était placée dans le temple funéraire du roi. Il s'agit en fait d'un hymne au roi Mérenptah, célébrant sa victoire sur les Libyens, suivi d'une énumération
d'autres villes et régions de Syrie-Palestine vaincues par le pharaon : "L'ordre et la paix, grâce à lui, sont revenus. Assieds-toi et cause, le cœur léger, ou promène-toi le long du chemin, car il n'y a plus
de crainte dans le cœur des hommes… On entend plus d'appel dans la nuit Alerte. Quelqu'un vient qui parle une langue étrangère. Maintenant, chacun va et vient en chantant, il n'y a plus de plaintes
ni de gémissements… Et celui qui laboure ses champs, c'est lui qui mangera la moisson… Le roi a mis ses ennemis en déroute. La Libye est ravagée, le Hatti est pacifié. Canaan est pillé, Ascalon
est dépouillé, Gézer est ruiné, Xenoam est réduit à rien, Israël est désolé, et sa race n'existe plus…".